Le GOÛT de... Christian Dior

Galeriste, dessinateur, peintre, tout autant que jardinier, amoureux de la nature,

des jardins, des fleurs, violettes, muguet et , passionnément des roses...

Gourmand, gourmet, ami des décorateurs, des artistes ... 

... tel est en fait, la personnalité, complexe, de Christian Dior.

Il nait en 1905, dans une famille d'industriels aisés. C'est dans cette maison, en Normandie, à Granville, une jolie villa bourgeoise à la façade rose et au toit gris, avec son parc faisant face aux paisibles Îles anglo-normandes, que naîtra sa passion de l'art du jardin, passion partagée avec sa mère, Madeleine.  Christian Dior affectionne particulièrement ce lieu et écrira dans son livre mémoires, "Christian Dior et moi" « la maison de mon enfance... j'en garde le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé. Que dis-je ? ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture ».

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Ses parents ayant des ambitions diplomatiques pour leur fils, le jeune Christian Dior intègre Sciences Po’ à l’âge de 18 ans.

A sa sortie, c'est une tout autre passion qui retient toute son ambition.

Il a une vingtaine années, et partage son temps entre la maison familiale de Granville et la capitale où il se lie d'amitié avec le compositeur Henri Sauguet, fréquente le Bœuf sur le Toit avec Erik Satie, Jean Cocteau, ou encore Fernand Léger… C’est dans ce Paris des années folles où se côtoie l’avant-garde littéraire, artistique et musicale des années 1920, que se scelle le destin de ce jeune homme qui rêve d’être un artiste. Christian Dior aspire à être architecte, peintre ou encore musicien. Il sera finalement galeriste.

Dès 1928 associé à Jacques Bonjean puis à Pierre Colle, il contribue à révéler le talent de Max Jacob, des frères Berman, de Raoul Dufy, Giorgio de Chirico ou Salvato Dali, avant que la déflagration du krach boursier américain de 1929 ne cause la ruine de son père et entraine la fermeture de nombreuses galeries parisiennes. L'aventure prend fin en 1934.

Il s'en suivra une "traversée du désert", période au cours de laquelle il vendra des croquis de mode à des journaux dont le Figaro, puis à des grandes maisons comme Nina Ricci ou Balenciaga, avant que la seconde guerre mondiale n’éclate.

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A la fin de la guerre la rencontre décisive avec Marcel Boussac marquera le départ d'une autre aventure en 1946, celle de la création de la maison de Couture Christian Dior.

Ainsi commence le troisième volet de la vie du talentueux Monsieur Dior. La métamorphose du galeriste en grand couturier et sa collaboration avec les artistes, qu’ils soient peintres, photographes, écrivains, poètes, musiciens ou décorateurs. On retiendra ici particulièrement, Christian Bérard, Victor Grandpierre, Georges Geffroy à la décoration de ses boutiques et appartements et René Gruau à la création et illustration de ses publicités, parfum et Couture.

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Le 30, Avenue Montaigne

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Christian Bérard et Jean-Michel frank, paravent

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Victor Grandpierre et Christian Dior

C’est Victor Grandpierre qui imagine l’atmosphère « décorée mais non décorative » du 30, avenue Montaigne, devenue célèbre pour son salon Helleu, blanc et gris perle, ses chaises médaillon d’inspiration Louis XVI.

Victor Grandpierre et Georges Geffroy avec qui il forme un trio créatif hors-pair. leur collaboration et amitié élective ont contribué à bâtir les codes identitaires Dior, hommages au style néoclassique. 

Pour son appartement du boulevard Jules-sandeau dans le 16ème arrondissement, le couturier fera appel à un autre de ses proches, le dessinateur Georges Geffroy. Cet artisan du style Dior compose, aux côtés de Victor Grandpierre, un intérieur cossu où s’épanouissent, dans un éclectisme foisonnant et raffiné, tous les goûts artistiques du créateur. Dessin de Matisse, tapisserie gothique, bronze de la Renaissance… trouvent ici l’harmonie, une Note Bleue unique. « Peu importent les règles du bon goût puisqu’elles doivent, dans ma demeure, céder à celles de mon goût à moi qui s’accommode très bien de tous ces rapprochements » , confie Christian Dior dans son autobiographie avant d’ajouter qu’  « à un intérieur impeccablement décoré », il préférera toujours « celui, plus sensible et plus vivant, qui s’est fait petit à petit, au gré de l’existence et des caprices de son habitant ».

Enfin, évoquer christian Dior sans parler de l'épicurien, c'est manquer une facette essentiel de sa personnalité. "Un homme qui possédait le sens et le culte du beau, toujours à la recherche de la perfection, homme d'esprit et de coeur, fin gourmet, pour qui les choses de la table et

de la gastronomie étaient oeuvre de Dieu et des hommes". Préface de Raymond Thuilier pour le livre "La Cuisine cousu main" Christian Dior

suivre ce lien https://diorpress.com/la_cuisine_cousu-main/

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